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Pour des droits sociaux et économiques ; des droits aux paysans.

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Filière Lait

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La Saint Eloi

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Accès à la terre

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VIA CAMPESINA

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Quelques soient les frontières qui nous séparent... L’union fait la force.

Qualité

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17 avril

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Journée Internationale des Luttes paysannes

Présentation du Centre de formation du Mouvement d’Action Paysanne.

(’cours A’) Formation certifiante et reconnue en agriculture paysanne

(’cours B’) Formation certifiante et reconnue en agriculture paysanne

Des formations sur une thématique spécifique de l’agriculture paysanne.

Une immersion dans la vie paysanne au quotidien Vivez une saison entière d’agriculture dans une (...)

Le parcours EPICREA

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Un parcours complet d’accompagnement vers votre installation en agriculture (...)

Affichez-vous "Je suis PaysanNE"
Journée des luttes paysannes
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Actions collectives

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Le MAP et ses membres participent régulièrement à des actions réunissant plusieurs associations (...)

Actions du MAP

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17 Avril

17 Avril

Journée internationale des luttes paysannes

15 septembre 2015 par Klaude Charlier.
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Les origines :

Le 17 avril 1996, les forces de l’ordre brésilienne répriment férocement une manifestation du Mouvement des Sans Terres. Au total, 19 paysans-nes seront assassiné-es et plusieurs centaines blessé-e-s. En commémoration, la Via Campesina célèbre depuis ces tragiques événements la Journée Internationale des Luttes Paysannes. Cette journée est dédiée aux semences paysannes, symbole de la culture et des savoirs paysans.
Pour plus d’informations, consultez l’appel international de la Via Campesina

L’enjeu

Les semences possèdent une place fondamentale dans la lutte pour la souveraineté alimentaire. Des semences dépendent les récoltes qui nourrissent les peuples du monde, et à chaque cycle, se reposent les questions de par qui et comment cette nourriture est produite. Les semences transmettent aussi la vision, le savoir, les pratiques et la culture des communautés paysannes.

Depuis plus de 100 ans, nos semences sont attaquées par le capitalisme, qui cherche à les privatiser et standardiser au profit de l’agriculture industrielle. Au cours des dernières années, ce processus s’est intensifié à travers la modification génétique des semences ainsi que les nouvelles « Lois de Monsanto » qui, en criminalisant les agriculteurs lorsqu’ils utilisent leurs propres semences, favorisent les semences commerciales inscrites dans les catalogues et brevetées.

Cependant, d’année en année, la capacité des peuples en Afrique, Asie, Europe et dans les Amériques à se mobiliser et lutter contre un système agro-industriel qui génère exploitation et mort, accaparement des terres, intoxication alimentaire, ainsi qu’expulsion des paysans et des peuples autochtones de leurs territoires, se renforce. En Colombie, l’adoption par le gouvernement d’une loi permettant la destruction des semences paysannes non enregistrées a provoqué une grève nationale. La tentative, par le Mexique, d’autoriser la culture du maïs génétiquement modifié a été marquée par une grève de la faim. À travers toute l’Afrique, les communautés paysannes luttent contre la nouvelle « révolution verte » qui tente d’imposer les semences commerciales et transgéniques. Sur tous les continents, nous luttons pour protéger nos semences qui nous permettent une agriculture saine, riche en biodiversité et faisant réellement face aux changements climatiques.

Nous luttons pour la défense des semences paysannes car ces dernières sont essentielles pour une réforme agraire intégrale, et pour notre modèle agricole basé sur la production agro-écologique. Les semences paysannes sont un patrimoine de l’humanité, indispensable pour asseoir la souveraineté alimentaire. Comme la terre, l’eau et les ressources minérales, elles font parties des biens publics qui doivent demeurer entre les mains des peuples.

10 idées reçues sur les semences

  1. Les semences paysannes sont interdites
    Non ! Nous avons tous le droit d’utiliser, d’échanger, de vendre des semences paysannes pour l’autoconsommation (jardinage amateur), la sélection ou la conservation, et tout paysan peut cultiver les semences de son choix (sauf OGM ou danger sanitaire) et en vendre la récolte. Ces droits sont cependant menacés par les évolutions réglementaires et les droits de propriété industrielle : nous devons nous mobiliser pour utiliser, défendre et élargir ces droits !
  2. Les sélectionneurs du XXo siècle ont amélioré les plantes
    Tout dépend de ce que l’on entend par amélioration ! Les sélectionneurs du XXo siècle ont puisé dans l’immense réservoir des plantes issues de plusieurs millénaires de sélections paysannes pour les adapter aux engrais chimiques, à la mécanisation, aux pesticides et souvent à l’irrigation intensive, tous issus du pétrole ... Ils ont ainsi sélectionné des variétés dites à « haut potentiel de rendement »,mais sans béquilles chimiques, pas de hauts rendements !
    Seules les variétés paysannes, en raison de leur grande diversité et variabilité génétique, peuvent s’adapter finement sans recours aux intrants
  3. Chimiques à la diversité des terroirs, des pratiques paysannes, des besoins humains et à la variabilité des climats. le nombre de variétés industrielles commercialisées est un indicateur de diversité
    Cet indicateur ne concerne qu’une part infime de la diversité présente dans les champs et les jardins :celle qui est cataloguée pour avoir le droit d’accéder au marché des semences. Il masque en réalité une profonde perte de la biodiversité cultivée. La sélection industrielle et les normes d’enregistrement au catalogue ont conduit à une uniformisation de ces variétés commerciales :elle sont toutes génétiquement très proches les unes des autres et ne comportent qu’une très faible diversité intra-variétale (clones ou quasi-clones).À l’inverse, une seule variété paysanne« population »contient à elle seule plus de diversité et de potentialité de variabilité génétique qu’une centaine de variétés modernes du catalogue !
    De plus, les 80 000 variétés et clones de ISO espèces sélectionnées par l’industrie depuis 1960 (dont 59% de plantes ornementales) restent bien moins nombreuses que les 2,1 millions de variétés paysannes de 7000 espèces recensées à la fin du siècle dernier (dont seulement quelques-unes ornementales)
  4. Sans variétés dites« à hauts rendements » on ne peut pas nourrir la planète
    Aucune des monocultures de l’agriculture industrielle ne peut produire sur une même surface autant de nourriture que les cultures associées et jardinées en agroécologie par de nombreux paysans. De plus en plus de terres agricoles sont mobilisées pour l’alimentation des élevages hors-sol et la production d’agro-carburants.Au lieu de chercher à tout prix à augmenter les rendements sur les surfaces restantes, au prix d’une destruction des écosystèmes, il serait plus intéressant de réorienter ces surfaces vers une agriculture paysanne vivrière et respectueuse de l’environnement. Pour exemple, 6 millions d’hectares de maïs et d’autres céréales consacrés en France à la nourriture d’animaux d’élevage hors-sol (qui immobilisent en plus 6 millions d’hectares de soja OGM en Amérique du Sud) seraient suffisants, s’ils étaient reconvertis en jardins, pour nourrir toute la population française ! Mais bien sûr, il faudrait pour cela de nombreux paysans et jardiniers.
  5. ... et demain, les OGM nourriront le monde
    Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, les OGM n’ont pas vocation à nourrir le monde mais sont destinés aux marchés solvables des pays riches :ils ne sont utilisés que pour l’alimentation animale et la production de carburant ou de textile (coton).
    Aujourd’hui, 80% des paysans dans le monde utilisent des semences paysannes et produisent plus de 70% de la nourriture disponible sans les béquilles chimiques de l’agriculture industrielle. Via la dissémination des pollens, les OGM contaminent toute autre variété dans les territoires où ils sont cultivés. Basés fondamentalement sur les biotechnologies et les brevets qui coûtent très cher, ils accélèrent la concentration du secteur semencier entre les mains de quelques firmes multinationales (moins de 10 firmes détiennent plus de 70 %
    du marché des semences). Ces firmes ont acquis ainsi un pouvoir exorbitant, et en favorisant une
    agriculture toujours plus productiviste, elles détruisent la paysannerie, la biodiversité cultivée et
    mettent en danger la souveraineté alimentaire des peuples.
    Source : http://www.etcgroup.org/fr/content/qui-nous-nourrira
  6. Les droits de propriété intellectuelle favorisent l’innovation
    Les promoteurs des droits de propriété industrielle qui cherchent à s’approprier le vivant au moyen de brevets ou de Certificats d’Obtention Végétale (COY) mettent en avant que les royalties qu’ils récupèrent sont destinées à financer la recherche et donc l’innovation. Cependant, leurs pratiques
    mêmes représentent des freins à l’innovation :secret industriel, pools de brevets sur tous les gènes importants en culture, légalisation du biopiratage, et surtout interdiction des semences fermières et paysannes. Par la diversité de leurs pratiques culturales et sociales, de leurs terroirs, de leurs semences, les millions de paysans dans le monde qui cultivent et échangent les semences paysannes créent en effet chaque année plus de biodiversité cultivée et d’innovations que 50 ans de sélection industrielle !
  7. Les banques de semences publiques mobilisent de gros moyens pour sauvegarder la biodiversité
    Les banques de gènes réfrigérées existantes au sein d’instituts de recherche ne suffisent pas à sécuriser la conservation des semences. De plus, elles sont de moins en moins financées, tendent à se privatiser, et pourraient disparaître à terme : leur privatisation est une confiscation de la biodiversité au bénéfice de l’industrie. Par exemple, la grande banque de semences médiatisée de Svalbard n’est qu’un congélateur privé de gènes et non un conservatoire public : sans remise en culture, les graines perdent leur pouvoir germinatif et sont donc destinées à mourir.
    La conservation vivante dans les champs et les jardins est un complément indispensable des banques réfrigérées, seul à même d’assurer le renouvellement et l’adaptation constante des semences aux évolutions climatiques, techniques, sociales ... Pour cela, il est impératif de permettre aux paysans, jardiniers et artisans semenciers de s’organiser collectivement pour assurer le maintien et le renouvellement de la biodiversité cultivée en faisant reconnaître leurs droits par la loi.
  8. La rédaction des lois sur les semences est issue d’un processus démocratique
    En l’absence de mobilisations citoyennes fortes, seuls les lobbys industriels rédigent les lois. Par exemple, la loi française de 201 1 sur les Certificats d’Obtention Végétale (COY) n’a fait l’objet d’aucune consultation démocratique des organisations paysannes et de la société civile : elle reprend simplement tous les souhaits de l’industrie semencière, notamment en taxant les quelques semences de ferme qui ne sont pas
    interdites ...
    De même, la Commission européenne vient d’émettre de nouveaux projets de règlements sur les semences : si quelques portes semblent ouvertes pour les semences paysannes grâce aux compétences et aux actions de réseaux paysans et/ou d’ONG, elles pourraient vite être refermées par les nouvelles normes sanitaires, de biosécurité, de traçabilité ... et ces ouvertures pourraient devenir un boulevard pour les plantes
    brevetées ... Restons mobilisés !
  9. La coexistence entre semences paysannes et semences brevetées est possible
    Vrai, dans un monde sans insectes pollinisateurs, sans oiseaux, sans animaux, sans vent, sans machines, sans humains ... susceptibles de transporter des pollens ou des graines brevetés ... et sans brevets sur les gènes ou caractères « natifs » qui existent déjà dans les plantes issues de semences paysannes ... Mais malheureusement faux dans notre monde ! Aucune mesure de coexistence ne peut empêcher la prolifération des gènes brevetés.
  10. On ne peut rien faire à son échelle pour faire évoluer le système alimentaire industriel
    Faux ! Il existe de multiples façon d’agir à l’échelle individuelle et collective !
  • • En tant que consommateur vous pouvez choisir de vous alimenter autrement (agriculture paysanne, biologique ou biodynamique, agriculture de proximité, circuits courts ... ) et participer aux initiatives collectives des AMAP, de Terre de lien, etc. (voir les sites miramop.org et terredeliens.org).
  • • En tant que citoyen vous pouvez interpeller vos élus pour qu’ils s’engagent en faveur des semences paysannes et rejoindre les associations qui organisent ce plaidoyer (voir le document « 10 mesures pour que vivent les semences paysannes » ou semonslabiodiversite.com).
  • • En tant que paysans, jardiniers ou citoyens rejoignez les associations qui participent à la conservation, au renouvellement et à la diffusion de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés (voir www.semencespaysannes.org).

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