Accès à la terre

9 articles.

Plus qu’un droit, l’accès à la terre est un besoin, et encore plus pour les paysanNEs.

Qualité

4 articles.

La Petite Foire

7 articles.

Notre événement annuel par contraste avec la grande foire agricole de Libramont

Droits des paysans

5 articles.

Pour des droits sociaux et économiques ; des droits aux paysans.

Semences

1 articles.

Nos positions sur les semences et leur libre reproduction et circulation

Filière Lait

12 articles.

Groupe de travail autour de la crise laitière

La Saint Eloi

8 articles.

Le conseil de la St Eloi, c’est notre fête et nous en profitons pour faire ensemble le point sur (...)

S.P.G.

7 articles.

Systeme Participatif de Garantie, l’intérêt et la richesse des échanges ont permis de donner des (...)

VIA CAMPESINA

9 articles.

Quelques soient les frontières qui nous séparent... L’union fait la force.

SPAP

8 articles.

Symposium Populaire pour une Agriculture Paysanne. les signaux d’alarme sont au rouge quand à la (...)

jesuispaysan

17 articles.

L’action "je suis paysanNE" lancée en 2015 avec l’affaire du Herve, est devenue un cri de (...)

Agroécologie

6 articles.

Groupe de réflexion autour de l’écologie et la société. Les alternatives que l’on peut, ensemble, (...)

Filière pain

1 articles.

Car le pain est plus qu’un grand carré vendu dans les supermarchés

TTIP

1 articles.

Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement

17 avril

1 articles.

Journée Internationale des Luttes paysannes

Présentation du Centre de formation du Mouvement d’Action Paysanne.

(’cours A’) Formation certifiante et reconnue en agriculture paysanne

(’cours B’) Formation certifiante et reconnue en agriculture paysanne

Des formations sur une thématique spécifique de l’agriculture paysanne.

Une immersion dans la vie paysanne au quotidien Vivez une saison entière d’agriculture dans une (...)

Le parcours EPICREA

1 articles.

Un parcours complet d’accompagnement vers votre installation en agriculture (...)

Affichez-vous "Je suis PaysanNE"
Journée des luttes paysannes
Mobilisons-nous contre le FFA
Actions collectives

12 articles.

Le MAP et ses membres participent régulièrement à des actions réunissant plusieurs associations (...)

Actions du MAP

5 articles.

Accueil > REVUE DE PRESSE > Peut-on vivre de 6 hectares et 3 vaches ?

Peut-on vivre de 6 hectares et 3 vaches ?

Peut-on vivre de 6 hectares et 3 vaches ?

« Il y a 30-40 ans, les gens rigolaient de nous » Un portrait d’Elisabeth et Roland.

16 février 2017 par Laurent Blaise.
Partagez sur vos réseaux

Elisabeth tient le stand oxfam sur la petite foire depuis des années et Roland y fait les démonstartions de traction animale.

Il y a 30-40 ans, les gens rigolaient d’eux. Ils étaient étonnés du fait que l’on puisse vivre de 6 hectares et de 3 vaches. Aujourd’hui, les mêmes personnes les respectent et surtout respectent leur persévérance. Ils comprennent qu’ils étaient en avance.

Un reportage oxfam

Elisabeth Piras est une bénévole d’Oxfam-Magasins du monde. Engagée dans le mouvement du commerce équitable en Suisse romande, elle débarque à Neufchâteau où elle perpétue avec son compagnon la tradition de l’agriculture paysanne et bio. Son histoire illustre bien les liens entre les producteurs du Sud et du Nord.

Quel a été le déclic de ton engagement en faveur du commerce équitable ?

C’est le résultat de plusieurs rencontres.En voyage en Sardaigne, j’ai vu des maisons isolées les unes à côté des autres dans une très belle vallée mais sans accès à l’eau et sans électricité. Ce plan de développement ne correspondait pas du tout à la culture des habitants. Plus tard, j’ai vécu en Suisse dans le Jura Bernois. Mes amis achetaient le café du Nicaragua dans le Magasin du monde du coin par solidarité avec le mouvement sandiniste. Je ne le trouvais pas très bon et un peu cher mais j’ai compris qu’en buvant ce café, je soutenais aussi une cause importante. Et puis j’ai voyagé au Maroc. J’y ai découvert une vie empreinte de sobriété. Cela me plaisait bien, cela correspondait sans doute aux valeurs transmises par ma famille et mon entourage, d’obédience protestante. Quand je suis revenue en Suisse, j’ai été très choquée en étant à nouveau confrontée à nos modes de (sur)consommation. C’est ce choc qui m’a poussée à changer de manière de vivre et à devenir qui je suis.

Il y a 30-40 ans, les gens rigolaient de nous. Ils étaient étonnés du fait que l’on puisse vivre de 6 hectares et de 3 vaches. Aujourd’hui, ces mêmes personnes nous respectent et surtout respectent notre persévérance. Ils comprennent que l’on était en avance.

Et comment s’est développé ton engagement dans l’agriculture paysanne ici en Belgique ?

C’est d’abord Roland, mon compagnon, qui a développé ce projet de ferme avec sa première femme. Ils avaient été fort marqués par un séjour en Algérie. À leur retour, ils ont voulu concevoir un lieu de vie basé sur l’idée du partage, avec une maison simple et ouverte à toutes les personnes de passage. Quand je suis arrivée bien plus tard, je me suis dit que c’était exactement la manière dont je voulais vivre, c’était chez moi. Cette vie à la ferme où l’on travaille avec ses mains, et un cheval de trait. Cela m’a beaucoup aidée à comprendre la situation des petits paysans dans le Sud : être dépendant de la météo, du prix du marché, vouloir vivre de manière libre et autonome et en même temps subir toutes les contraintes extérieures. J’ai eu la chance d’accueillir des partenaires d’Oxfam-Magasins du monde dans notre ferme. http://www.oxfammagasinsdumonde.be/... <http://www.oxfammagasinsdumonde.be/...>

Elisabeth et son compagnon,

au début de leur activité

de ferme didactique bio.

Ces nombreuses rencontres avec les partenaires d’Oxfam dans le Sud t’ont-elles influencée dans tes choix de vie ici en Belgique ?

Elles ont plutôt confirmé mes choix. C’était toujours un échange où nous comprenons appartenir à une même famille. Le fait d’accueillir des partenaires du Sud à la ferme m’a donné une certaine légitimité pour pouvoir parler ensuite de leur projet.

Quel était leur regard sur votre ferme ?

Ils étaient évidemment étonnés, tout comme les personnes d’ici, que l’on puisse vivre de 6 hectares et de 3 vaches. Il y a 30-40 ans, les gens rigolaient de nous. Roland a toujours été un ardent défenseur du bio et de la traction animale. Aujourd’hui, ces mêmes personnes nous respectent et surtout respectent Roland pour sa persévérance. Ils comprennent qu’il était en avance, que c’était un bon choix avec le monde qui change.

Je trouve que c’est beaucoup plus difficile aujourd’hui. On était beaucoup plus libre, il n’y avait pas autant de contraintes comme les exigences de l’Afsca.

Et comment vois-tu aujourd’hui l’émergence de toutes ces initiatives de transition : le retour aux circuits courts et à une agriculture paysanne ?

Cela me rassure. Nous ne sommes pas un modèle, notre ancienne ferme ardennaise n’est pas bien isolée… Mais nous avons pu quand même donner envie à des jeunes de vivre un peu comme nous, en leur donnant le goût du travail manuel, de la traction animale et d’une certaine autonomie. C’est encourageant de voir des initiatives positives alors que l’on dit que le monde court à la catastrophe.

Les contraintes que doivent affronter les jeunes paysans aujourd’hui sont-elles les mêmes que celles du passé ?

Je trouve que c’est beaucoup plus difficile aujourd’hui. On était beaucoup plus libre, il n’y avait pas autant de contraintes comme les exigences de l’AFSCA. Mais nous étions très isolés. Il y avait bien sûr d’autres petits agriculteurs bio dans la province de Luxembourg, mais vivant éloignés les uns des autres, il était compliqué de se mettre en réseau.

Propos recueillis par Roland d’Hoop


Portfolio


Rejoignez nous sur :
27 novembre 28 octobre
FORMATION : Plan de culture maraîchère

Modèle adapté à un système de paniers > AMAP, GAC, GAS,…

+
6 décembre 6 décembre 7 décembre 8 décembre 13 décembre 14 décembre 15 décembre 18 décembre 19 décembre
FORMATION : Commercialisation en circuits-courts

Optimiser et pérenniser votre commercialisation

+
11 novembre 12 novembre 13 novembre 11 décembre 12 décembre 13 décembre
La ferme-école du Pré aux Chênes

Inscriptions ouvertes module 3 : semis d’automne et stockage

+
Service SPG du MAP

Les systèmes participatifs de garantie pour et avec les paysanNEs

+
8 novembre 9 novembre 13 novembre 7 novembre 14 novembre 15 novembre 20 novembre 21 novembre 22 novembre 25 novembre 26 novembre 27 novembre 4 décembre 5 décembre 6 décembre 11 décembre 12 décembre 21 décembre
FORMATION : Des semences à la boulange

Envisager une diversification dans la filière des céréales panifiables

+
'REVUE DE PRESSE' sur la carte