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Quelle serait l’économie qui soutiendrait le bien-être de tous et le respect de la nature ?

Quelle serait l’économie qui soutiendrait le bien-être de tous et le respect de la nature ?

14 décembre 2016 par Alain Dangoisse.
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Nous agissons au quotidien pour protéger la nature qui nous accueille, dynamiser nos projets collectifs (GAC, AMAP, jardins partagés, SEL…), prendre soin de nos enfants et nos voisins. En outre, nous tentons de résister aux mécanismes d’exclusion et de spoliation : publicité, spéculation boursière, projets de centres commerciaux ou d’aéroports, etc. Il nous faut encore amplifier : en affirmant notre quête de sens, déployant notre volonté d’éthique et de justice, œuvrant pour un ‘monde à harmoniser’ ; « tous les hommes sont frères » disait Gandhi ». L’invitation est au dialogue, à l’écoute active, à l’expérimentation concrète de ce que serait « une économie non-violente », soutenant le bien-être de chacun, sur cette planète.

Nous savons, nous ressentons que l’économie est devenue structurellement très violente. Nous pouvons le dénoncer. Nous pouvons nous y opposer. Nous pouvons aussi réfléchir à « ce qu’est le bien-être » et « ce que serait une économie non-violente », en tant que citoyens matures et dotés de l’expérience de la vie, responsables de notre propre devenir. Depuis mars 2016, nous avons tenu une dizaine d’ateliers et rencontres pour assembler nos craintes et nos enthousiasmes, nos idées et nos différentes formes d’intelligence. Plus de 70 personnes ont déjà enrichi pas à pas, soirs et week-ends, cette intention et ce projet, afin de construire l’alternative non-violente, qui prenne soin d’abord des plus faibles, qui respecte chacun-e et la nature.

​La violence structurelle du système économique

L’impact de cette violence est devenu terrifiant, sur la nature et pour les humains en général, en particulier les exclus, notamment ceux qui peuplent les bidonvilles partout dans le monde, pour les paysans du Sud comme du Nord marqués par un taux élevé de suicides (aussi bien en France et en Belgique, qu’ailleurs dans le monde, en Inde notamment suite à l’usage de pesticides et de semences hybrides). Nos réflexions collaboratives ont mis en évidence les mécanismes de cette violence, sachant que certains sont connus depuis l’antiquité : spéculation et chrématistique (avidité) [1], accumulation de richesses par quelques-uns, asservissement par la dette, accaparement des terres et de l’accès aux ressources du vivant (eau, forêt, semences) renforcé par l’abomination que constitue le brevetage du vivant, l’extractivisme, le tourisme de masse, le travail pour les masses, la technicisation, l’obsolescence programmée des objets, la scolarisation de la société, la confiscation des savoirs, l’anthropocentrisme… Ils conduisent à une sur-consommation et à un sur-développement, à un gaspillage des ressources plutôt qu’à leur répartition, à la pollution/destruction du vivant et à la modification des écosystèmes. Les causes originelles en sont les pulsions d’avidité et de conquête de pouvoir sur l‘autre. Alors que nous savons « qu’il y a assez pour satisfaire les besoins de tous, mais pas la cupidité de quelques-uns ».

Économie non violente et notion de suffisance (concept gandhien)

Lors de ces ateliers, nous avons entendu comment les gens, les citoyens que nous sommes, toutes et tous, déterminent les critères du « bien-vivre » et du « bien-être », s’appuyant sur la notion de suffisance. Ce qui est suffisant pour être bien : « j’ai assez », « je suis bien » à l’inverse du « vouloir toujours plus », rejoignant ainsi l’intention de simplicité. Nous avons indiqué ce que sont les indices de satisfaction de nos besoins ici et maintenant.

L’impulsion prend racine dans les relations avec Ekta Parishad, le mouvement des paysans sans terre en Inde, et les concepts gandhiens du penser et agir en non-violence, de bien-être et d’autonomie/responsabilité (Swaraj), de travail par les masses (travail pour et par chacun), de simplicité technique (pouvoir d’appropriation)... Nous nous sommes aussi inspirés du travail réalisé au Bouthan en vue de proposer le « Bonheur National Brut ». C’est un travail en profondeur, une enquête minutieuse auprès des gens, qu’ils vivent dans les campagnes ou dans les villes, qu’ils soient « instruits » ou « analphabètes », des plus jeunes aux plus âgés : Vous sentez-vous bien, en bonne santé physique, morale ? Avez-vous assez pour vivre, manger, vous vêtir, vous loger ? Comment vivez-vous votre éducation ? Vivez-vous au sein d’une « culture positive » ? Votre/vos communauté(s) sont-elles sources de vitalité ? Quelle est votre appréciation sur ce qu’est une bonne gouvernance ? Quelle est la qualité de l’environnement/ la nature dans laquelle vous vivez ? Comment vivez-vous votre rapport au temps ?… Nos amis du Bouthan ont ainsi défini 9 sphères du bien-être.

A côté des enquêtes, ils ont aussi consulté les statistiques. Ils ont défini une trentaine de déterminants ou principes actifs essentiels de chaque sphère du bien-être. Chacune de ces sphères est un socle du bien-être ; elles ont toutes en soi la même importance et nécessité. Le tout est ancré dans l’éthique de suffisance, un pas vers le « bonheur ».

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Les 9 sphères du Bouthan

Intelligence collective des Amis de la Terre : 9 mandalas reliant les bases du « bien-vivre »

Sur la base de l’exploration de ces 9 sphères, ensemble, nous avons créé neuf mandalas reprenant le riche contenu de ces ateliers. Cette construction de ’mandalas’ est un support d’intelligence collective favorisant la réflexion collaborative par l’écoute positive et par l’enrichissement des propos des uns et des autres. Nous avons donné place à la pensée et la parole de chacun(e), du plus concret au plus conceptuel. Ces ‘mandalas’ sont en soi un levier d’assemblage et de reliance entre nous. Ils systématisent les interactions concrétisées graphiquement par plusieurs AXES principaux et trois dimensions, entourant - au centre - les VALEURS qui soutiennent toute la thématique de la réflexion, ici chacune des « 9 sphères du bien-être ».

S’y répartissent pour chaque « AXE fondamental » (segments du ‘mandala’ ou quartiers de tarte), les PRINCIPES que nous souhaitons développer, les MODES D’ORGANISATION ET DE GOUVERNANCE (la manière d’organiser des actions), les ACTIVITES tangibles à déployer dans le temps, les ACTIONS CONCRÈTES à mener pour concrétiser et/ou impulser les activités. ​

Les propos sont très riches et denses, issus de la conjonction de nos expériences de vie. Nos pratiques concrètes sont déjà multiples. Ces mandalas, transposés en 9 tableaux ‘constellations d’idées’ afin de faciliter l’enrichissement permanent au fil des échanges, ont été et seront encore enrichis par des groupes de personnes d’horizons divers. Leur contenu constituera une réflexion citoyenne d’une certaine ampleur. Nous espérons que près de 300 personnes y contribueront dans les prochains mois. De tous les âges, y compris des ados, de toutes les cultures, formes et conditions d’existence.

La force de chacun-e, la vitalité de la communauté, la responsabilité de « l’État »

Pour chacune des 9 « sphères » de bien-être, à l’instar du Bouthan ou du Swaraj de Gandhi, de premiers pas de réflexion nous ont portés à déterminer ce qui relève de la responsabilité et du rôle de : chacun, individuellement la communauté les pouvoirs publics et l’État (institutions nationales, régionales, internationales et supranationales)

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Voilà à quoi peut ressembler un mandala collectif.

Pour illustrer succinctement ce qui a été fait :

<http://www.amisdelaterre.be/local/c...> La qualité de notre santé ou de notre rapport au temps sont pour l’essentiel de notre responsabilité personnelle, de l’art de prendre soin de soi, de se reposer ou s‘alimenter avec soin, de se soigner de manière naturelle ; nous développons déjà nombre de petits gestes concrets au quotidien en ce sens, en toute simplicité.

<http://www.amisdelaterre.be/local/c...> La communauté est le lieu fondateur de l’éducation : transmettre les savoirs utiles, soutenir l’épanouissement des formes variées d’intelligence ou encore favoriser et accompagner l’expérience de la vie ; la scolarisation n’est finalement qu’une petite composante du bien-être forgé par l’éducation. La fleur d’Olgren de la permaculture en est une belle représentation. Plus généralement, le défi de se réapproprier la gestion et la responsabilité des « communs » (espace public, rue, quartier, eau, terre, monnaies…) est éminemment lié à ce déploiement des communautés et de leur vitalité.

<http://www.amisdelaterre.be/local/c...> Notre rapport au temps s’est avéré un levier des plus critiques pour le bien-être : le temps pour soi, se poser et s’épanouir, le temps concret à donner pour participer et entretenir la vitalité de la/des communautés (contribution aux ‘communs’ sans échanges financiers), le temps dévolu ‘à la société’ dans un contexte d’échanges rémunérés pour produire des biens et services.

<http://www.amisdelaterre.be/local/c...> La gouvernance escomptée. Celle qui, d’une part, soutiendra la réappropriation par les citoyens et leurs communautés d’intérêts de leurs capabilités (responsabilité et potentiel d’autonomie) en matière de santé, d’éducation, de gestion et usage des communs... Celle qui, d’autre part, assurera la régulation en vue du « bien-être de tous », portée par une forme de ‘people parliament’, assumée par les pouvoirs publics et les institutions (en chaque région et pays, dont le notre). Nos prochains ateliers en préciseront les paramètres. Il s’agira absolument de supprimer les facilités et subventions octroyées à ce qui détruit et à encadrer les dérives nommées plus haut. Citons comme exemple concrets : supprimer le catalogue des semences, rendre de droit universel l’accès à l’eau et à la terre, criminaliser les pratiques écocides et d’extractivisme, imposer un cadre légal « du bien commun pour tous » résorbant les options ‘politiques’ néfastes (par exemple le TTIP sous l’emprise des plus riches) et la bureaucratie de type ‘AFSCA’ (qui soutient les mécanismes agro-industriels au détriment du bien-être citoyen), et, positivement, instaurer un revenu inconditionnel d’existence, une médecine accessible à tous valorisant les différents types de médecines, une éducation incluant les divers modes transmissions et de savoirs en interaction aux responsabilités « des communautés », etc.

Il nous reste encore à bien affiner ces éléments ; ils seront cruciaux pour la suite. Le défi des « communs » est évidemment des plus essentiels. D’autres mouvements y travaillent également avec qui nous pourrons collaborer.

Comment mettre l’économie d’abord au service du plus « petit » (du plus faible, du plus vulnérable) ?

L’étape suivante sera de penser des formes de ‘système(s)’ de production et d’échanges de biens et de services qui permettent de favoriser le bien-être tel que nous l’aurons défini. En étayant notre vision de ce qui est assumable individuellement, par les communautés, par « l’État ». En étayant la part de ce qui relève du don et de l‘échange au sein de la communauté, et la part de ce qui relève des interactions monétarisées négociées avec des ‘entreprises privées’. En étayant un cadre délimitant les progrès techniques au service de l’humain, dont nous aurions encore besoin pour un progrès humain. Il s’agit de concourir à la non-violence de la société : respect de l’autre, de la nature et prendre soin de tous. Il s’agit aussi de contribuer, là où nous sommes, par notre expérience, à leur réalisation, en expérimentant le « sarvodaya », une forme gandhienne de démocratisation de l’économie : « le plus ’petit’ d’abord ».

« Notre manière de vivre sera notre message aux générations futures » nous indique Thich Nhaht Thanh. Des penseurs tels R. Petrella peuvent aussi nous inspirer : nous savons déjà qu’il faut éradiquer le système financier connu et le remplacer par d’autres mécanismes. Nous sommes riches de notre détermination et de nos expériences.

​Enfin, nous sommes déjà invités à partager notre expérience en Belgique, en Europe et ailleurs, en particulier en Inde en 2018. Nous trouvons important de construire une réflexion citoyenne et de la proposer aux communautés de toutes formes (GAC, AMAP, Repair Cafés, habitats groupés, SEL, coopératives de biens communs...), aux entreprises éthiques et équitables ainsi qu’aux institutions. Le citoyen est porteur des solutions, en s’incarnant dans ses différents vécus collectifs (familles, communautés...), en s’articulant et s’associant aux initiatives économiques et aux ’élus’ soucieux du bien commun. En 2020, nous tenterons d’apporter notre contribution au « parlement des peuples » qui se tiendra à Genève, à l’invitation de Ekta Parishad (Forum de l’unité), sur base de l‘ébauche d’un ‘traité trans-océanique de la simplicité’.

[1] La chrématistique (de chrèmatistikos, qui concerne la gestion ou la négociation des affaires et plus particulièrement les affaires d’argent ; ta chrèmata, les richesses ou deniers) est une notion créée par Aristote pour décrire la pratique visant à l’accumulation de moyens d’acquisition en général, plus particulièrement de celui qui accumule la monnaie pour elle-même et non en vue d’une fin autre que son plaisir personnel. Aristote condamne cette attitude. Source : Wikipedia.



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