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Accueil > NOS POSITIONS > S.P.G. > S.P.G. : la possibilité de se rassembler pour changer les choses.

S.P.G. : la possibilité de se rassembler pour changer les choses.

S.P.G. : la possibilité de se rassembler pour changer les choses.

Nous nous approprions les systèmes participatifs de garantie pour agir sur les éléments.

1er novembre 2016 par Klaude Charlier, Serge Peereboom.
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La ferme Arc- En-Ciel apparaît un jour de pluie alors que le soleil perce péniblement entre les nuages. La lourde couverture nuageuse s’étend à perte de vue sur l’occident. Cette partie du monde où les gens courent après le temps, après l’argent. Cette course effrénée laisse peu l’occasion d’écouter la terre et la vie. Il nous faut donc nous arrêter pour voir d’où vient le soleil ; ce qui nous illumine c’est la possibilité de se rassembler pour changer les choses.
Nous nous approprions les systèmes participatifs de garantie (S.P.G.) pour agir sur les éléments.

C’est l’espace de dialogue, d’accompagnement et d’apprentissages mutuels intrinsèques aux S.P.G qui est à la base de notre démarche. C’est un moteur de changement puissant.

Quels changements voulons-nous opérer ?

La nourriture est vue, dans notre société occidentale, comme une marchandise et entre ainsi dans une logique de marché. Nous, à la ferme Arc-En-Ciel avec nos partenaires, avons la volonté de fonctionner dans un rapport autre à la nourriture : c’est pour nous le lien indissociable qui nous unit à la nature et aux autres. Cette nature qui nous héberge.
La nourriture doit être accessible à tous. Les labels, s’ils recherchent la transparence pour le consommateur, restent dans cette logique mercantile et amènent la création de niches commerciales.Le système de vente et de production « classique » montre beaucoup de créativité et met beaucoup d’énergie (pétrochimique) et de moyens (c’est là que sont les sous) pour prendre possession du marché... . Nous voyons alors émerger des produits bio issus de cultures industrielles (mono-culture) dans des pays où les salaires et les coûts de productions sont moindres... . Je ne peux m’empêcher de citer Annie Ernaux, dans son livre« Regarde les lumières mon amour. » ; Édition du seuil – 2014 : « Même le chômeur français victime de la délocalisation est content de trouver un t-shirt à 7 euros. »
Or, si nous voulons que la nourriture soit accessible à tous, il ne faut pas que quelques-uns puissent en faire du profit. Nous sortons donc du créneau de vente classique. Néanmoins, nous vivons de notre travail et le rapport producteur – consommateur ne peut complètement être oublié, ce sont deux directions à nos axes de travail. Conceptuellement, nous scindons le partage du fruit de nos cultures et le travail que nous faisons pour cultiver et soigner le sol. Nous ne parlons plus de vendre nos productions mais de nourrir les personnes qui sont partenaires de notre projet.

Se nourrir est une responsabilité partagée entre le maraîcher et le consommateur, l’espace de dialogue doit donc réunir les deux parties.

Les contrôles organisés par les états (ou organismes mandatés) sur les denrées alimentaires répondent à plusieurs enjeux de société, notamment la santé et le commerce.
Si nous sortons la nourriture du circuit économique classique, nous sortons de la logique d’une agriculture qui doit toujours produire plus (quitte à rendre le sol malade et pauvre). Ce faisant, nous donnons la possibilité à une agriculture paysanne de prendre le relais et de se centrer sur l’objectif de nourrir les gens (versus faire du profit).
En retirant la notion de profit, nous mettons au centre la notion de besoin alimentaire (en ce compris le plaisir du goût), nous n’avons donc plus besoin d’utiliser de produit néfaste pour l’être humain et l’environnement afin de surproduire.
Cette notion de profit est, là aussi, au centre du dysfonctionnement du système classique. Il s’opère un lobbying, non pas au sens anglo-saxon du terme, mais de manière insidieuse et malsaine. Les universités et recherches scientifiques étant subsidiées par le monde économique, ces scientifiques ne trouvent pas de financement pour des recherches qui pourraient potentiellement réduire les marges de profit... . Il existe bien une série de recherches indépendantes, mais celles-ci sont souvent critiquées dans leur forme, probablement à cause d’un manque de moyen ... Vous y trouvez le début d’un cycle infernal ... Et c’est sur base de ce cycle infernal que des normes sont posées.

La place du consommateur est pour nous prépondérante dans la construction d’un S.P.G, d’autres producteurs doivent bien sûr se joindre à la réflexion, mais il est essentiel que ceux-ci ne fassent pas main-basse sur le processus au risque de recentrer le dialogue sur les problèmes de gestion technique.
Nous remettons au centre le consommateur face à ses choix alimentaires (et par extension la société dans laquelle il veut vivre). C’est lui qui propose ses propres critères. Nous nous basons sur des processus participatifs pour permettre l’émergence d’une intelligence collective. Chacun dans le groupe est une force de partage. Nous devons nous éduquer mutuellement, le maraîcher est l’expert en ce qui concerne le plan de culture et sa gestion au fil des saisons, le consommateur est expert et personne ressource pour d’autres domaines. La nature, elle, nous impose ses règles. L’association du maraîcher et du consommateur amène des solutions aux problématiques générales. Le consommateur est invité à réfléchir avec le producteur sur des problèmes concrets, et les solutions trouvées sont portées par le paysan et par le consommateur, nous aimons alors parler de consomm’acteur. Nous sortons de la logique de sanction de la mise en norme, chère à nos politiques. Le recours à des experts extérieurs peut être nécessaire, pour garantir les discussions, pour nourrir le savoir mutuel, pour ouvrir le débat,... .

Se remettre en question en temps que consomm’acteur c’est se responsabiliser. Se remettre en question en temps que consommateur, c’est aussi se permettre d’interpeller le producteur, de l’accompagner dans le changement. Cela nous permet de nous ré-approprier notre droit à l’alimentation. Se nourrir en respectant la terre implique de se nourrir autrement (et si nous devions réapprendre à apprécier la tomate comme une friandise ?).

Ce qui nous parait spécifique et particulier à notre démarche, c’est cette implication du consommateur.

La procédure se doit d’être claire.
Il nous faut donc établir un protocole de garantie. Cette garantie est basée sur un espace de dialogue créé entre le paysan et le consomm’acteur. Ce dialogue débouche sur le choix de référentiels communs et sur la création d’un cahier des charges.
Il faut donc avoir une vision claire de ce que l’un et l’autre fait et veut. Se mettre d’accord sur les points à changer, entériner les pratiques en accord mutuel, prendre des décisions, ... .

Dans un premier temps, chaque partie définit ses attentes sur des critères établis communément. Une grille de procédure est créée comme base au dialogue. Cette grille n’est pas figée, ni exhaustive, elle ne remplace en rien les espaces de dialogues plus fins.

Ensuite, une rencontre sur les lieux de culture est organisée pour compléter le questionnaire et établir des conclusions communes. Cette visite de ferme est la base d’un nouvel espace de dialogue.
Ces visites de ferme se passent au moins une fois par an, mais peuvent être demandées par l’une des parties.
Le groupe de visiteurs en fait rapport au groupe élargi de l’ensemble des consomm’acteurs du projet (partenaires de la ferme.).

Le but de ces premières étapes est de donner une vision claire des pratiques et enjeux du projet visité. Cela permet aux consommateurs engagés de se rendre compte des réalités respectives du ou des producteurs visités. Cela permet aussi de définir des objectifs de changements ou de soutien aux pratiques existantes. Cela peut aussi déboucher vers des espaces de formations ou de débats.
Ce premier niveau de validation est en interne, prenant en compte les différents producteurs fournissant les consommateurs.

Le deuxième niveau de procédure est de valider la démarche, de vérifier que les consultations sont opérées, que les changements sont suivis. Pour ce faire, le dossier doit être pris en main par une structure (pas encore créée) qui valide la démarche. A l’idéal, cette structure doit être composée de représentants des différents acteurs de la base mais aussi de regards croisés que peuvent être le réseau associatif, les groupements professionnels et pourquoi pas le politique.

A la ferme, nous en sommes là ; nos partenaires sont présents et réfléchissent avec nous à la création de ces outils, questionnaires, mais aussi à cet idéal commun que nous voulons atteindre.
Nous avons réinvité nos partenaires associatifs pour globaliser la démarche et ouvrir la réflexion. Le but est de créer cet espace de validation du processus.

Le chantier est en court et nous nous rendons au pied de l’arc en ciel, là ou se trouvent les trésors qui rempliront nos assiettes. L’aventure est passionnante et il est difficile de conclure un article sur un chantier en construction. Je prends donc la liberté de remettre celle-ci à plus tard. Et si, je vous laisse sur votre faim, rappelons-nous que nous sommes tous responsables de ce que nous mangeons et nous sommes là pour ouvrir le dialogue.

A bientôt !

Stephane Vancollie,
paysan sur le fil, pour la ferme Arc-en-Ciel, projet créé en 1987.

Ce premier Système participatif de Garantie Agro éco logique se construit à la ferme Arc-en-Ciel depuis l’été 2015. La dynamique inter-associative autour du S.P.G est née en 2014 suite à un premier week-end organisé à la ferme avec Eva Torremocha.

Renseignements : paysan.serge [at] yahoo.fr



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