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Le coût humain de notre système alimentaire

jeudi 7 novembre 2013, par Laurence

FOOD CHAINS - Un film à voir et faire réfléchir !
Suite à la rencontre débat du mercredi 21/10 organisée dans le cadre du Festival AlimenTerre aux Chiroux centre culturel de Liège.
Dans le cadre du festival Tempo Color – suivit du débat « Quel est le coût humain de notre système alimentaire ? »

A l’heure où l’intérêt pour l’alimentation est plus que jamais présent, FOOD CHAINS s’intéresse à la part du coût humain de notre assiette et questionne la responsabilité des hypermarchés dans ce système. Le film nous plonge dans le combat mené en Floride par un mouvement d’ouvriers agricoles mexicains luttant pour obtenir des conditions de travail et un salaire décents. Il nous entraîne dans les dérives du système agroalimentaire actuel dans un contexte mondialisé, en éclairant sur la situation indigne des travailleurs immigrés, devenus les nouveaux « esclaves » de la société moderne. S’il se déroule aux Etats-Unis, FOOD CHAINS fait immanquablement écho à une réalité que l’on retrouve bien plus proche de chez nous.
On a tendance à oublier que derrière notre assiette se cache une longue chaîne alimentaire qui commence par un producteur. Pourtant, sans celui-ci, nous ne mangerions pas ! Dans quelles conditions travaillent ceux qui produisent notre nourriture ? Quel statut et quelle reconnaissance reçoivent-ils ? Comment se profile leur avenir ?
Le film était donc suivi d’un débat avec :
Sara Vigil : chercheuse du CEDEM-ULG spécialisée sur les questions de migrations et agriculture
Benoit Olivier : directeur depuis 1998 de Miel Maya Honings
Serge Peereboom : représentant du MOUVEMENT D’ACTION PAYSANNE
Hugues Dorzee : rédacteur en chef du magazine Imagine demain le Monde.
Ici et partout dans le monde…
A quand la dignité pour les paysannes et les paysans ?
En Europe aussi, il y a des tomates à bas prix dans les supermarchés parce qu’il y a des ouvriers agricoles exploités dans la région des Pouilles au sud est de l’Italie (pour la plupart des immigrés roumains, bulgares et d’Afrique du Nord et de l’Ouest) qui gagnent seulement entre 2,5 et 4 € de l’heure.1 Les sociétés transnationales capitalistes ont besoin d’esclaves…
Et chez nous aussi, quels sont les paysannes et les paysans qui peuvent prétendre d’avoir un revenu vraiment digne ?
Nous pouvons redonner la dignité aux paysanNEs !
Par nos choix d’alimentation au quotidien…

Serge Peereboom,
Paysan maraîcher