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Interpellation politique - L’actu des échanges avec les ministres !

Interpellation politique - L’actu des échanges avec les ministres !

28 avril 2020 par johan.
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<http://www.luttespaysannes.be/local...>

Ce 17 avril 2020, nous vous avons invité à interpeller les ministres Borsu, Tellier et DI Rupo pour demander la relocalisation de nos systèmes alimentaires. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de nos échanges. Un suivi politique est en cours, restez informé.e.s pour connaître les suites de la mobilisation.

<http://www.luttespaysannes.be/IMG/p...>

Ci dessous , vous trouverez dans l’ordre :

<http://www.luttespaysannes.be/local...> 1. Notre Interpellation (RESAP-AIA)

<http://www.luttespaysannes.be/local...> 2. La réponse du Ministre Président Elio Di Rupo

<http://www.luttespaysannes.be/local...> 3. Notre réaction (RESAP-AIA)

I. Notre Interpellation

<http://www.luttespaysannes.be/local...>

La crise du Covid-19 nous rappelle la fragilité du système alimentaire international. Pour garantir notre souveraineté alimentaire, il est nécessaire de relocaliser notre production alimentaire et d’opérer une transition agroécologique.

Le 17 avril est la journée internationale des luttes paysannes. Une occasion pour remercier celles et ceux qui nous nourrissent au quotidien, et plus particulièrement encore cette année dans le contexte de la crise du Covid-19. Une campagne virtuelle a été lancée par plusieurs organisations en Belgique et en Europe pour les remercier (voir la campagne #JeSoutiensLesPaysanNEs #RestezChezVousMaisPasEnSilence).

Mais cette crise du Covid-19 nous interpelle une fois de plus, de trop, sur la fragilité du système économique mondialisé, ce géant aux pieds d’argile. Les chaînes alimentaires mondiales, qui fonctionnent sur base de flux tendus, sont menacées par les mesures de confinement, ce qui risque de provoquer des ruptures d’approvisionnement chez nous et de nouvelles crises alimentaires dans les pays du Sud[1]

Nous avons en effet totalement fragilisé notre souveraineté alimentaire (c’est-à-dire notre droit à définir collectivement le système alimentaire que nous souhaitons, sur base d’une production locale de qualité) au profit du système agro-industriel mondialisé. La Belgique est aujourd’hui largement déficitaire dans de nombreuses cultures et dépend des importations de l’étranger. C’est bien évidemment le cas pour les produits exotiques (ananas, thé, café, cacao, etc.) mais surtout pour toute une série d’aliments que nous serions capables de cultiver chez nous. On constate par exemple que le taux d’auto-approvisionnement de la Wallonie (c’est-à-dire le taux de production locale par rapport à la consommation) n’est que de 17% pour les fruits et légumes frais ; 33% pour les céréales panifiables ; 10 à 15% pour les élevages ovins et caprins. Nous sommes également largement déficitaires en légumineuses, huiles végétales, poissons, sans disposer de données précises. Sans oublier les importations massives de soja (pour l’engraissage des élevages industriels) et d’huile de palme (largement utilisée dans les produits transformés de l’industrie alimentaire).

Cette logique agro-industrielle est absurde et dépassée. Elle continue toutefois d’être entretenue par des choix politiques aux niveaux belge et européen, tels que les accords de libre-échange (CETA, Mercosur), et la Politique agricole commune (PAC), qui favorisent un modèle productiviste exportateur. Ces politiques sont destructrices des agricultures paysannes tant au Nord qu’au Sud.

À l’heure où la Belgique et la Région wallonne vont devoir prendre des décisions historiques pour relancer l’activité après la crise du Covid-19, il est vital de ne pas retomber dans les écueils du passé et de s’engager dans un Green New Deal ambitieux.

Dans ce sens, nous demandons au gouvernement wallon, par l’intermédiaire du Ministre Président Elio Di Rupo, du Ministre de l’Economie et de l’Agriculture Willy Borsus et de la Ministre de la Transition Ecologique Céline Tellier : de prendre des décisions politiques claires et cohérentes en faveur de la relocalisation de nos systèmes agro-alimentaires et de la transition agroécologique. d’élaborer un plan stratégique wallon pour la mise en œuvre de la Politique Agricole Commune (PAC) post-2020 qui poursuivent en priorité ces objectifs ; de s’opposer aux politiques qui vont à l’encontre des objectifs de souveraineté alimentaire (tels que les accords de libre-échange, les dispositions de la PAC qui favorisent les grandes exploitations et les marchés internationaux, etc.) de soutenir nos paysan·ne·s en mettant en œuvre la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des paysan·ne·s ;

[1] RTBF, « Coronavirus : vers une crise alimentaire mondiale ? », 1er avril : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-l-onu-et-l-omc-mettent-en-garde-contre-un-risque-de-crise-alimentaire-mondiale?id=10472948

Signé : Un large collectif d’organisations de la société civile réunies par le Réseau de soutien à l’agriculture paysanne (RéSAP) et le mouvement Agroecology in Action.

II. Réponse du Ministre Président Di Rupo

<http://www.luttespaysannes.be/local...>

Suite à notre action, nous avons reçu une réponse d’Elio Di Rupo. Il nous a demandé de communiquer sa réponse aux participant·e·s de l’action d’interpellation. Nous la publions ci-dessous avec notre réponse.

« Madame, Monsieur,

Les menaces que fait peser la crise du COVID-19 sur les systèmes alimentaires mondiaux sont bien réelles et me préoccupent particulièrement.

Comme vous le savez, le Gouvernement wallon est très vigilant par rapport aux accords de libre-échange et, en particulier, ceux qui sont directement liés à l’alimentation humaine et animale. Ils ne peuvent pas servir de prétexte à l’affaiblissement des droits sociaux et humains, de la protection de l’environnement ou de la sécurité alimentaire.

La Wallonie a été à la pointe du combat contre les accords du CETA et leurs dérives. Tout récemment encore, la Région a fait connaître son rejet des accords du MERCOSUR.

En ce qui concerne notre autonomie alimentaire et la qualité de notre agriculture, permettez-moi de nuancer le propos. Je constate, à l’analyse des chiffres de notre Région, que nous avons une agriculture diversifiée répondant aux normes qualitatives et quantitatives parmi les meilleures au monde. En effet, le nombre de conversions d’exploitations agricoles conventionnelles en agriculture biologique ne cesse de croître, avec aujourd’hui plus d’un hectare sur dix, soit 11% de la surface agricole utile wallonne, labellisé « bio ».

Le nombre d’animaux « bio » en Wallonie a doublé en quatre ans, avec une croissance linéaire. Le nombre de bêtes bio a ainsi augmenté de 707.000 unités, tous animaux confondus, au cours de l’année 2018, ce qui représente une progression de 24 %. Le Gouvernement wallon a la volonté de maintenir les efforts nécessaires pour atteindre le chiffre de 30 % d’exploitations agricoles et horticoles wallonnes bio en 2030.

J’observe que les entrepreneurs ruraux wallons, qu’ils soient agriculteurs ou horticulteurs, sont actuellement mobilisés pour maintenir une chaîne d’approvisionnement alimentaire la plus efficace possible, malgré l’épidémie de virus corona. Je les en félicite et je les encourage dans leurs tâches.A tous égards, la Wallonie est fière de son agriculture et de toutes les personnes qui, la faisant vivre, nous font vivre.

L’après-corona verra s’ouvrir de grandes réflexions pour œuvrer à la transition en profondeur de notre modèle de développement pour le rendre plus juste et équitable. Nombre de domaines sont concernés : soins de santé, Sécurité sociale, services publics, alimentation, relocalisation des industries et des secteurs essentiels, relance économique, transport, aide aux personnes, etc. et bien sûr l’agriculture.

Ce sera l’occasion de repenser notre chaîne d’approvisionnement alimentaire, afin de renforcer notre autonomie, d’offrir une alimentation de qualité à tous, de préserver notre environnement et d’assurer des revenus corrects aux travailleurs des secteurs concernés. Ces orientations devront notamment se traduire dans le plan stratégique qui met en œuvre la prochaine période de politique agricole commune (PAC).

Vous l’aurez compris, les événements des dernières semaines confortent le Gouvernement wallon dans son projet. Il s’engagera demain, avec plus de force et de détermination encore, dans la voie d’une économie sociale, décarbonée, durable et reconstructrice de la biodiversité.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Elio Di Rupo »

III. La réponse du Reseau de Soutien à l’Agriculutre Paysanne et d’Agroecology in Action

<http://www.luttespaysannes.be/local...>

Nous remercions Elio Di Rupo de l’attention accordé à notre campagne. Cela montre que les voix paysannes et du mouvement pour la transition agroécologique commencent à se faire entendre ! Les arguments présentés sont toutefois loin de rencontrer nos préoccupations. Voici la réponse formulée par les partenaires de la campagne, rassemblés par le Réseau de soutien à l’agriculture paysanne (RéSAP) et Agroecology in Action :

« Monsieur le Ministre-Président, Madame la Ministre de l’Environnement, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,

Nous vous remercions pour votre réponse et l’intérêt accordé à notre campagne. Nous avons bien pris connaissance de vos arguments.Nous apprécions positivement la confirmation que la Wallonie s’opposera aux accords de libre-échanges qui menacent les droits humains, la protection de l’environnement et la sécurité alimentaire.

Nous sommes néanmoins particulièrement préoccupé·e·s par votre réponse en ce qui concerne notre autonomie alimentaire et la qualité de notre agriculture. Vous semblez vous satisfaire de notre modèle « d’agriculture diversifiée répondant aux normes qualitatives et quantitatives parmi les meilleures au monde ».

Nous ne partageons résolument pas ce constat. Comme nous le mentionnons dans notre carte blanche et dans notre interpellation, la Wallonie est extrêmement dépendante de nombreuses matières agricoles essentielles, que nous pourrions produire chez nous (fruits et légumes, céréales panifiables, huiles végétales, légumineuses, produits d’élevages caprins et ovins, etc.). Sans oublier les importations massives de soja et d’huile de palme. Cela menace notre résilience et notre souveraineté alimentaire. D’autre part, la crise que nous traversons démontre encore davantage la vulnérabilité de nos filières wallonnes qui dépendent largement des marchés internationaux (pomme de terres, lait, etc.). Il est également impératif de freiner la disparition des fermes en Wallonie, elle aussi très préoccupante – plus de 8000 exploitations agricoles ont disparu en Région wallonne entre 2000 et 2018 – et de soutenir les producteur·rices et paysan·nes qui s’engagent concrètement en faveur d’une agriculture résiliente, dynamique et porteuse de solutions pour assurer notre souveraineté alimentaire.

L’enjeu de la relocalisation de l’agriculture a d’ailleurs été en partie reconnu par le Ministre Borsus qui a fait plusieurs déclarations dans ce sens depuis le début de la crise du Covid-19. La Déclaration de politique régionale promet également d’accorder une attention particulière aux filières déficitaires et de renforcer les circuits-courts et les ceintures alimentaires afin de réduire notre dépendance aux importations (voir DPR, p.74 et 76). Le Code wallon va dans le même sens puisqu’il consacre la priorité de la fonction nourricière locale de l’agriculture wallonne et engage les autorités à promouvoir la souveraineté alimentaire basée sur un modèle d’agriculture familiale, à taille humaine, rentable, pourvoyeuse d’emplois et écologiquement intensive (Art. 1 du Code wallon de l’agriculture). Nous souhaitons discuter des mesures concrètes qui vont être mises en œuvre par le gouvernement wallon pour atteindre ces objectifs.

En ce qui concerne la durabilité de notre système agroalimentaire, nous évaluons positivement les engagements du gouvernement wallon d’atteindre 30 % d’agriculture bio d’ici 2030, mais nous pensons que ces engagements sont insuffisants. C’est en effet l’ensemble du système agro-alimentaire qu’il faut engager dès à présent dans une transition agroécologique. Nous observons par exemple que les surfaces bio en Wallonie concernent principalement les prairies (77% des surfaces bio), alors que les grandes cultures restent extrêmement dépendantes des produits phytosanitaires, dont la Belgique est l’un des plus gros consommateurs européens par hectare. Nous observons également que le secteur agricole reste un contributeur important des émissions de gaz à effet de serre en Belgique (12 % des GES) alors qu’il ne représente plus que 0,63 % du PIB (Stabel 2019). Ces quelques données démontrent l’urgence de la transition agroécologique si la Wallonie entend respecter ses engagements en matière de préservation de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques ».

Suite à notre campagne, nous allons continuer la pression vis-à-vis des responsables politiques pour obtenir une transformation profonde de notre système agroalimentaire.

Le Réseau de soutien à l’agriculture paysanne

Agroecology in Action



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